hier je courais pour attraper un bus, je me suis violemment étalée par terre. Mes collants étaient déchirés, j'ai les genoux crouteux les paumes violettes et vertes, les hanches douloureuses et quand je respire j'ai mal aux côtes. une gamelle digne d'un enfant de cinq ans.
je suis rentrée me changer, mais toute étourdie que j'étais, j'ai oublié de mettre mes chaussures et suis sortie en chaussons dans la rue (au japon,on se déchausse TOUJOURS dans l'entrée d une maison). haha.
puis je suis allée à l'école avec le bus suivant, en chemin j'ai acheté des kakis à une petite vieille qui m'a soignée, et a glissé des fruits en plus dans mon sac pour me consoler. ses copines sont arrivées et hilarité générale : comme je suis grande, j'ai du tomber d'encore plus haut!
haha!
mouais.
aujourd hui, dans les toilettes d une station de métro à Osaka, j ai cru tirer la chasse d'eau, mais ai appuyé sur un bouton qui a déclenché une horrible alarme dans toute la station.je suis sortie aussitôt, ceinture ouverte, les gens couraient dans tous les sens, paniqués, les chefs de gare se sont rués vers moi en criant, et mes deux amies hilares dans un coin.
c'était horrible.
ça m apprendra à aller dans les toilettes pour handicapés et à appuyer sur les gros boutons rouges (je pensais que c etait peut etre une chasse d eau pour mal voyants, erreur, c etait un bouton en cas de malaise ou chute de chaise roulante)
en ce moment je perds tout contrôle sur moi et agis comme si j'étais une enfant un peu bête.
c'est drôle et en même temps, pas trop.
mardi 18 novembre 2008
samedi 15 novembre 2008
vendeuse au vieux campeur
la ville s arrête de manière nette des que l on s engage dans une rue qui monte vers les montagnes. des maisons puis plus aucun signe de vie humaine mais seulement la forêt sauvage effrayante, des sentiers qui longent des cascades, et une mysterieuse lumière rouge qui émane d'un bâtiment dans un sanctuaire abandonné. à 5 minutes de la ville.
marché 3 heures entre les troncs la mousse les corbeaux et les les ombres
je n arrivais plus à m'arrêter
comme si j'étais dans L'Absence, de P.Handke.
je n arrive pas du tout à expliquer pourquoi,ni à bien décrire ce que je ressens, mais la nature m'émeut plus profondément que jamais ici, me bouleverse même.
signé: randogirl








marché 3 heures entre les troncs la mousse les corbeaux et les les ombres
je n arrivais plus à m'arrêter
comme si j'étais dans L'Absence, de P.Handke.
je n arrive pas du tout à expliquer pourquoi,ni à bien décrire ce que je ressens, mais la nature m'émeut plus profondément que jamais ici, me bouleverse même.
signé: randogirl
gangsta
3 petits blancs (maria mon amie finlandaise de l ecole, son copain et moi) dans une soirée hip hop pleine de gros renois américains avec des plis dans le cou,des bagues et des dents en or, et de japonais en doudounes/casquettes
on s est sentis-quoi ?-largués, mais c'était bien
kyoto la nuit, c est surtout des bars à hôtesses avec des videurs de moins de 20 ans en costumes noirs et au regard mauvais, des groupes de filles en talons aiguilles et shorts minuscules et des salary men saouls qui s endorment recroquevillés contre des murs.
ambiance étrange.






on s est sentis-quoi ?-largués, mais c'était bien
kyoto la nuit, c est surtout des bars à hôtesses avec des videurs de moins de 20 ans en costumes noirs et au regard mauvais, des groupes de filles en talons aiguilles et shorts minuscules et des salary men saouls qui s endorment recroquevillés contre des murs.
ambiance étrange.
l automne
kyoto en novembre c est juan les pins en aout
il y a des queues de plus de 10 mètres aux arrêts de bus, des cars de tourismes japonais qui créent des embouteillages et les taxis men en gants blancs qui se frottent les mains
mais je comprends
c est beau beau beau
sauf parfois le trop plein de béton, de fils électriques et de tôle ondulée

















il y a des queues de plus de 10 mètres aux arrêts de bus, des cars de tourismes japonais qui créent des embouteillages et les taxis men en gants blancs qui se frottent les mains
mais je comprends
c est beau beau beau
sauf parfois le trop plein de béton, de fils électriques et de tôle ondulée
dimanche 9 novembre 2008
jeudi 6 novembre 2008
ohara
avant hier, je suis allée avec mes copains retraités japonais (bananes+visières+bob+lunettes fumées+chemises lycra), dans un petit village dans les montagnes, ohara.
c'était beau, les cèdres qui se dressent au dessus des maisons dès le bas coté des routes, un temple au jardin de mousses et de rhododendrons magnifique, quelques érables rouges, quelques feuilles jaunes et les troncs gris et doux des cèdres qui se découpaient sur le ciel très bleu.c'est ce genre d endroits qui font que -quand même, je suis infiniment contente d'être là.
puis marché jusqu'à la "cascade silencieuse", dont le bruit a inspiré la récitation bouddhique Shomy, des japonais m ont prise en photo devant,j ai fait tchuss avec les doigts.
j'ai escaladé les rochers pour monter au sommet de la cascade, cachée dans la forêt sombre les mains dans l eau limpide, je me serais bien installée une cabane là, surtout que j ai deux nouveaux collocs absolument terrifiants et que je ne veux plus rentrer chez moi.
un couple, la fille est japonaise, jeune et jolie mais complètement ralentie et l homme est un hollandais d une soixantaine d années, tres maigre, des cheveux longs oranges et une barbe grise pointue qui lui descend jusqu'à la taille.il la caresse comme le père fourat quand il parle.il vit en inde depuis 20 ans.il font peur,puent l encens et l anti mites.le sorcier s est présenté comme "surrealistic painter" et il me parle en me tenant par les épaules.
bonheur.
ohara seule,c etait mieux.









c'était beau, les cèdres qui se dressent au dessus des maisons dès le bas coté des routes, un temple au jardin de mousses et de rhododendrons magnifique, quelques érables rouges, quelques feuilles jaunes et les troncs gris et doux des cèdres qui se découpaient sur le ciel très bleu.c'est ce genre d endroits qui font que -quand même, je suis infiniment contente d'être là.
puis marché jusqu'à la "cascade silencieuse", dont le bruit a inspiré la récitation bouddhique Shomy, des japonais m ont prise en photo devant,j ai fait tchuss avec les doigts.
j'ai escaladé les rochers pour monter au sommet de la cascade, cachée dans la forêt sombre les mains dans l eau limpide, je me serais bien installée une cabane là, surtout que j ai deux nouveaux collocs absolument terrifiants et que je ne veux plus rentrer chez moi.
un couple, la fille est japonaise, jeune et jolie mais complètement ralentie et l homme est un hollandais d une soixantaine d années, tres maigre, des cheveux longs oranges et une barbe grise pointue qui lui descend jusqu'à la taille.il la caresse comme le père fourat quand il parle.il vit en inde depuis 20 ans.il font peur,puent l encens et l anti mites.le sorcier s est présenté comme "surrealistic painter" et il me parle en me tenant par les épaules.
bonheur.
ohara seule,c etait mieux.
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